XOXO

 

Prune Phi et Sandar Tun Tun.

Salle des Machines, Friche la Belle de Mai
24.08-6.11.22

Commissariat Marie de Gaulejac et Léa Lascaud
Vernissage jeudi 24 août à 17h dans le cadre d’Art-o-rama
Exposition ouverte le lundi de 11h à 18h, du mardi au samedi de 11h à 19h et le dimanche de 13h à 19h

→ Dossier de presse

→ Accès

Prune Phi and Sandar Tun Tun.

Salle des Machines, Friche la Belle de Mai
24.08-6.11.22

Curated by Marie de Gaulejac and Léa Lascaud
Opening Thursday 24 August at 5pm as part of Art-o-rama
Exhibition opened on Monday 11am-6pm, from Tuesday to Saturday 11am-7pm and on Sunday 1-7pm

→ Press release

→ Accès

Invité·e·s à occuper la Galerie de la Salle des Machines, Prune Phi et Sandar Tun Tun pensent l’exposition comme une discussion où différents langages se rencontrent dans les préoccupations de la pratique. Se retrouvant intuitivement autour des notions de spiritualité, de communicabilité et de transmission, des pratiques participatives, de la collecte, de la distorsion, iels ont pensé XOXO comme une invitation à pénétrer dans un moment d’échange entre deux artistes, suspendu pendant la durée de l’exposition et mis en regard de leurs projets personnels.

Invited to take over the Salle des Machines Gallery, Prune Phi and Sandar Tun Tun consider the exhibition as a discussion in which different languages come together within their practice’s concerns. Intuitively gathering around notions of spirituality, communicability and transmission; participatory practices, collection, and distortion, they have conceived XOXO as an invitation to step into a suspended moment of exchange between two artists in connection to their personal projects.

XOXO

Comment panser la relation au rituel ?

Immortaliser dans l’œil ou dans l’oreille, restituer l’expérience de l’absence.

Un projet à la fois science-fictionnel et para linguistique.
Dysphonique et troublant.

XOXO se traverse
XOXO suit un fil
XOXO relit les signaux

XOXO se médite
XOXO est un·e hacker
XOXO localise le sacré

XOXO est un projet d’exposition pour deux, qui s’écoute et se répond, rejoue images diasporiques et réminiscences acoustiques. Des vocalisations comme fabrique d’empreintes sonores qui s’immiscent dans nos esprits ; des images non centrées dans les mémoires qui ne cessent de questionner nos appartenances. Une double proposition en forme de stratégie d’évasion du langage et de l’habitus de la relation.

Comment succéder à la coutume ? Est-il possible de transmettre avec des gestes ou objets “sans valeur” ?

La formule incantatoire du son et des images

objets factices mandatés
vitaux aux révolu·e·s

résidus archaïques nocifs
sans sortie, sans devenir

maudits à voix basse
transmission par infiltration
Prosodie

Comment déconditionner l’écoute de nos quotidiens ?
Est-ce que les souvenirs visuels prennent soin de nous ?
Les objets transférés dans l’au-delà peuvent-ils prendre soin de nous ?
Quitter les zones désireuses toxiques, se poser sur un sol trouble et s’évaporer en poisons sacrés.

XOXO est une cosmophonie
XOXO met en feu

XOXO dévie
XOXO souffle sur les cendres

XOXO

How to heal the relationship with ritual?   

To immortalize in the eye or the ear, to render the experience of absence.

A project both science fictional and paralinguistic. 
Dysphonic and unsettling.

XOXO travels through and around
XOXO follows a thread
XOXO rereads signals

XOXO is a meditation 
XOXO Is a hacker
XOXO relocates the sacred

XOXO is an exhibition project for two which listens and responds re-enacting diasporic images and acoustic reminiscences. There, vocalizations as sonic imprint formation permeating our minds; there, memories’ non centered images endlessly question our affiliations. A double proposition in the form of a strategy of escape from language and the habitus of relationship.

How to succeed to the custom? Is it possible to pass down with « worthless » gestures or objects?

The incantatory spell of sound and images

mandated factitious objects 
vital to the disappeared 

archaic harmful residues
with no way out, no becoming

cursed with a low voice 
transmission through infiltration
prosody

How to un-condition the listening of our everyday lives?
Do visual memories take care of us?
Do objects transferred in the afterlife take care of us?
To leave the desiring toxic zones, land on a blurry floor and evaporate as sacred poisons.

XOXO is a cosmophonia
XOXO sets on fire

XOXO deviates
XOXO blows away the ashes

Prune Phi

Prune Phi, artiste photographe plasticienne, est actuellement en résidence à Artagon. Elle vit et travaille à Marseille. À la suite d’études en Arts Plastiques et d’un Master en Création Artistique, Théorie et Médiation, elle réalise une résidence d’un an au Birmingham Institute of Art and Design au Royaume-Uni puis intègre l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles dont elle est diplômée en 2018. 

Son travail a été exposé aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles (2018), au Festival Circulation(s) (2019), à La Villette à Paris pour l’exposition “100%” (2021), au Vincom Center for Contemporary Art (VCCA) pour “Photo Hanoï” (2021), au Minnesota Museum of American Art (2021-22), au festival Parallèle à Marseille (2022) ou encore au Salon de Montrouge (2022). Elle participe aux résidences “Villa Saïgon” avec l’Institut Français (2020), ou encore “Création en Cours” avec les Ateliers Médicis (2020) dont elle remporte le prix “Ateliers Médicis” (2021). Son projet “Appel manqué” est publié aux éditions Filigranes.  

 

Sandar Tun Tun  

Sandar Tun Tun construit son travail autour de la fabulation, de nouvelles alliances et trajectoires collaboratives. Artiste, chercheur*euse, DJ et compositeur*rice elle développe une pratique sonore, spatiale et performative centrée autour de l’écoute, réactivité sensible et critique. Partant de l’espace social de la musique et de ses perspectives de transgression, ses projets explorent des voies de recueillement ou d’interversion pour habiter dissonances, fragmentation, et bruit. Ses recherches s’intéressent aux modalités de transmission au sein de cultures aurales et récits artifices, à l’espace d’apparition/disparition, au lien entre technologie et spiritualité, écologies non-humaines et conscience collective et donnent lieu à l’expérimentation de langages, stratégies et processus de co-composition allant de la création d’entités à l’organisation d’événements, groupes d’étude ou soirées de poésie sonore.  

Ses projets ont été présentés au FDS à l’Arsenic (Lausanne), à la Maison Populaire de Montreuil, au TU – Théâtre de l’Usine (Genève), Festival Parallèle en coproduction avec Triangle-Astérides au GMEM (Marseille), à l’Archipelagogo Club de Chaos Clay (Genève), au MUFF (Marseille), l’Institut Suisse de Rome, la Casa Encendida (Madrid), Pomada Queer Festival (Varsovie), le Centre d’art contemporain de Genève, à Radio Juju de Brud/Aditya Mandayam (Rotterdam), au Prix Suisse de la Performance (Lupsingen), Fridge and Haspel Art Centre (Sofia), How To Show Up (Amsterdam), à la Biennale de Jakarta avec le DAI, au Festival Les Urbaines (Lausanne).  

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En 2020, Prune Phi et Sandar Tun Tun ont bénéficié chacun·e d’un atelier à la Friche dans le cadre du dispositif de soutien lié à la situation covid-19, porté par Fræme, Triangle-Astérides centre d’art contemporain d’intérêt national et la Friche La Belle de Mai. 

  

 

Prune Phi

Prune Phi, photographer and visual artist, lives and works in Marseille. She currently is in residency at Artagon. After studying Fine Arts and graduating with a Masters in Artistic Creation, Theory and Mediation, she completed a one-year residency at the Birmingham Institute of Art and Design in the UK before integrating the École nationale supérieure de la photographie in Arles, whereby she graduated with a masters in photography in 2018.    

Her work has been shown at the Rencontres Internationales de la Photographie in Arles (2018), Festival Circulation(s) (2019), La Villette in Paris for the exhibition “100%” (2021), the Vincom Center for Contemporary Art (VCCA) for “Photo Hanoï” (2021), the Minnesota Museum of American Art (2021-22), as part of the festival Parallèle in Marseille (2022) or at the Salon de Montrouge (2022). She completed a residency with the French Institute in Vietnam for “Villa Saïgon” (2020), and participated in “Création en Cours” with the Ateliers Médicis (2020) where her work was awarded with the “Ateliers Médicis” prize (2021). Her project “Appel manqué” is published by Filigranes.

 

Sandar Tun Tun  

Sandar Tun Tun conceive their work on fabulation, new alliances and collaborative trajectories. Artist, researcher, DJ and composer, they develop a sound, space and performative work focused on listening, sensitive reactivity and critic. Based on the music social space and its transgression perspectives, their projects explore the means of recollection or inversion to inhabit dissonances, fragmentation, and noise. Their research is interested in transmission modalities within aural cultures and artificial narratives, in the space of appearance/disappearance, in the link between technology and spirituality, non-humane ecologies and collective conscience and leads to the experimentation of languages, strategies and co-composition processes going from the creation of entities to the organization of events, study groups or sound poetry nights.   

Their projects were shown at the FDS at the Arsenic (Lausanne), Maison Populaire de Montreuil, TU – Théâtre de l’Usine (Geneva), Festival Parallèle in coproduction with Triangle-Astérides at the GMEM (Marseille), Archipelagogo Club de Chaos Clay (Geneva), MUFF (Marseille), Swiss Institute of Roma, Casa Encendida (Madrid), Pomada Queer Festival (Warsaw), Geneva contemporary art Centre, Radio Juju de Brud/Aditya Mandayam (Rotterdam), Swiss Performance Prize (Lupsingen), Fridge and Haspel Art Centre (Sofia), How To Show Up (Amsterdam), Jakarta Biennal with the DAI, Festival Les Urbaines (Lausanne).    

In 2020, Prune Phi and Sandar Tun Tun each benefited from a studio at la Friche in the framework of the support program connected to the covid-19 situation, implemented by Fræme, Triangle-Astérides centre d’art contemporain d’intérêt national and la Friche La Belle de Mai.  

 

 

Images : Maud Chavaillon et Aurélien Meimaris

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