Résidences méditerranée

Depuis 2015, la Friche la Belle de Mai et l’Institut Français du Maroc ont initié le programme « Résidence Méditerranée ». Elargi en 2017 avec l’Institut Français d’Algérie et en 2018 avec l’ambassade de France en Iran, ce dispositif de résidences a pour objectif l’accueil d’artistes émergents marocains, algériens et iraniens à Marseille pour encourager leur mobilité en Méditerranée : cette résidence à la Friche leur propose un cadre de recherche et de création sur mesure qui leur permet de développer leur pratique artistique et de (re)découvrir la scène artistique française. Fræme a été sollicitée pour accompagner les artistes de ce programme afin de créer de nouvelles collaborations et d’assurer une visibilité des travaux en cours.

Visites sur rendez-vous : mlp@fraeme.art

Atefeh Khas 

La nature est le lieu de son inspiration. Performance, installation de fibres, projets spécifiques in situ, film et photographie, chaque projet est abordé sous l’angle de son rapport à l’espace naturel.

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Ryma Rezaiguia

Dans cette résidence Ryma Rezaiguia souhaite orienter sa recherche sur les cités qui sont construites par l’architecte Fernand Pouillon. Elle a commencé à réaliser une œuvre diptyque « Visage Urbain » dans la résidence des ateliers sauvages au moins de Juillet 2019 et dans cette œuvre elle y présente le détail des immeubles de Diar el mahçoul et la composition de la cité entre le plein et le vide, la disposition des constructions et aussi la philosophie de Fernand Pouillon qui a divisé la cité en deux ensembles, était appelée « confort normal » et était destinée à la population européenne ; la partie sud, plus en retrait, était appelée « simple confort » et était destinée à la population arabe. Et même les motifs de décoration sont très différents entre les deux pôles de la cité. Et ce qui l’intéresse aussi c’est l’histoire de la pierre taillée qui a été transportée de la France vers l’Algérie et à Marseille, on trouve aussi l’aménagement du port. Ces deux exemples d’immeubles ont été construits par Fernand Pouillon en utilisant des pierres issues de la même carrière, qui est celle de Fontvieille.

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Said Rais 

Said Rais est un artiste diplômé de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan. Ses œuvres conceptuelles reposent sur des supports mixtes : vidéo, conception sonore, mais aussi installation interactive, performance, photographie et dessin. Son travail explore les relations entre art et technologie et interroge les enjeux sociétaux et écologiques. Il s’intéresse particulièrement à «l’intervalle qui articule le flux des événements quotidiens dans un monde en équilibre permanent».

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Khadija El Abyad

Khadija El Abyad est une artiste visuelle pluridisciplinaire née en 1991. Diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan en 2017, Khadija El Abyad traite dans son travail les questions de l’identité, de la condition humaine et de la souffrance. Cela se matérialise dans son travail à partir d’image du corps, réinventée sur les différents supports qu’elle manie : la vidéo, la photographie, l’installation ou encore le dessin. Lors de sa résidence à la Friche, elle mènera un travail sur la notion du voile, vêtement à caractère religieux, sacré, aujourd’hui en une étiquette traditionnelle et socio-politique. La relation entre la symbolique du voile et son aspect matériel sera centrale dans sa réflexion et s’exprimera à travers une installation faisant appel à de multiples matériaux, allant de cheveux naturels à des collants chair fins, en passant par la laine et le silicone.

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Sara Ouhaddou

Sara Ouhaddou est une artiste plasticienne née en 1986, qui vit et travaille entre Paris et Marrakech. Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Arts Olivier de Serres à Paris, elle explore dans son travail la relation entre la tradition artisanale des pays arabes et le monde de l’art contemporain ainsi que le rôle que jouent l’artisanat et les métiers traditionnels dans l’expression et le compréhension d’une culture.

À la Friche, Sara Ouhaddou poursuit son travail de recherche sur les peuples antiques et les traces qu’ils ont laissé dans le monde contemporain. En allant à la rencontre des artisans, héritiers de la mémoire, elle souhaite documenter les traces physiques laissées à Marseille par ces peuples, pour les connecter et les croiser avec ses précédentes recherches. En effectuant ces observations sur différents continents, Sara Ouhaddou tend à dépasser l’interprétation individuelle d’une culture et de son artisanat, en donnant une dimension universelle à ces procédés.

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Sido Lansari

Sido Lansari, artiste plasticien, vient écrire son nouveau projet Je m’appelle Mohamed. Il est l’auteur de Papa suce et Maman coud (2013), une série de canevas brodés de phrases salaces, un projet né dans le contexte des ‘Manifs pour tous’ en France.

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Mohammed Laouli

Mohammed Laouli vient poursuivre son travail Ex-voto à travers lequel il met en tension la violence de l’histoire coloniale avec la douceur d’un remerciement. Des installations, vidéos et photos viendront compléter ses plaques de marbre gravées à la façon des ex-voto.

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Nafie Ben Krich

Nafie Ben Krich développe son œuvre Art & domestication. Issu d’un milieu modeste, c’est en observant les poules que son père élève et vend qu’il développe sa pratique esthétique et traduit plastiquement les problématiques sociales qu’il se pose : “ Comment l’environnement peut domestiquer l’individu ? Quel est l’objectif de l’homme dans la domestication de l’autre ? ”

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Yassine Balbzioui

Yassine Balbzioui inscrit sa résidence dans le cadre d’un projet intitulé Poisson pêche va au ciel, une exploration de l’univers aquatique passé au filtre de cette maxime digne de l’esprit Fluxus. Dans la continuité de sa démarche artistique, de son travail autour du déguisement et de la dissimulation, l’artiste souhaite ici créer une nouvelle série d’œuvres, empreinte d’humour et d’ironie. Peintures, photographies et vidéos, décors, masques et affiches, sont autant de langages utilisés par Yassine Balbzioui pour ses oeuvres, perçues souvent comme de véritables mises en scènes.

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ElMeya

ElMeya, de son vrai nom Maya Benchikh El Fegoun, est une artiste peintre algérienne. Dans son travail pictural elle traite des sujets qui touchent à la société nordafricaine et méditerranéenne contemporaine. On y retrouve les rites, les mythes, le sacré, la sexualité, le corps, la violence, la mort ; l’artiste se réfère à l’anthropologie, l’histoire, la sociologie, ainsi qu’à l’histoire de l’art, ce qui donne une double appartenance à sa peinture. Entre le réel, une approche presque documentaire et l’onirisme, sa peinture se donne à voir comme un objet-monde étrange, familier et intime. On retrouve également dans sa peinture le corps. Elle peint ses personnages à échelle humaine. Elle dit : « J’aime qu’on soit à égalité face à mes personnages ».
Des corps roses, blancs, bruns, lourds, plastiques, avec beaucoup de texture, ce qui leur donne vie, « J’aime qu’on les ressente, les vives et qu’on les pense ». Elle travaille essentiellement sur du grand format. Ainsi, elle pousse le regardeur à voir et plonger dans l’univers de la toile et à être saisi. Il y a dans l’oeuvre d’EL MEYA l’urgence d’être dans l’individuel et le pluriel, d’approcher une société vivante et en mouvement.

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Sofiane Zouggar

Sofiane Zouggar est né en Algérie en 1982, après avoir obtenu son diplôme en 2010 à l’École supérieur des beaux-arts d’Alger, il décida de travailler sur les questions socio-politiques en Algérie en créant de l’interaction entre le public et ses œuvres. Depuis 2013, il travaille sur la décennie noire en Algérie (La violence dans les années 90) à travers une recherche personnelle sur les archives collectives et individuelles et d’entretiens lui permettant de constituer ses propres données. Les archives images et documents devient un support très important dans sa démarche artistique, où il a mis en évidence la lecture de l’archive qui change avec les transformations économiques et politiques dans la société. Il utilise différents supports comme le dessin, la photographie, la vidéo et les installations.

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Melika Shafahi

La carrière artistique de Melika Shafahi a débuté en 2006 lorsqu’elle commença à dévoiler son travail dans les galeries de Téhéran. Elle souhaite montrer au travers de son travail photographique une partie immergée du quotidien Iranien, la vie privée de sa génération née après la révolution de 79 et éloignée du fondamentalisme religieux.  Son focus artistique porte sur la contradiction entre la vie privée et publique des Iraniens. Elle révèle une partie de la culture occidentale qui est injectée dans la vie de cette jeunesse.

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Avec le soutien de

et de l’Ambassade de France en Iran

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